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Cameroun : Comment contraindre le régime antidémocratique RDPC-Biya à de vraies élections ?
novembre 25, 2008
Depuis la naissance de l’Etat camerounais, la souveraineté du peuple a été neutralisée par des procédures d’adoubement dilatoires. Faut-il donc encore miser sur l’hypothèse d’une alternance politique démocratique face à un régime aussi corrompu et aux mœurs anti-démocratiques que celui de Paul Barthélémy Biya Bi Mvondo ? On pourrait croire que les Camerounais ont tout essayé, mais que rien n’a marché.
Des émeutes de février-mars 2008 aux premières résistances à la pénétration négrière et coloniale, en passant par la lutte pour les indépendances sous haute surveillance, par la brève résistance armée des années 50 et 60 et sans omettre les Villes Mortes des années 90, l’histoire des peuples africains, celle des populations du Cameroun avec, semblerait condamnée au balbutiement si quelques phénomènes d’exception démocratique ne laissaient percer çà et là, quelques lueurs d’espoir : l’expérience béninoise, l’alternance démocratique sénégalaise, les espérances réconciliatrices sud-africaine et libérienne, les expériences malawite et botswanaise. Il y a bien sûr, devant ces phénomènes avant-gardistes des luttes démocratiques africaines, l’immense contingent des expériences désespérantes : élections truquées à volonté, soldats fuyant devant les caméras avec des urnes, dictateurs autoproclamés présidents à vie, présidents-héritiers de trônes paternels, pillages et détournements des ressources collectives, nombreuses et catastrophiques guerres civiles découlant des courses effrénées au pouvoir, misère fauchant par milliers des vies passées à côté des délices de l’humanité.
Doit-on en tirer argument pour castrer l’imagination des nationalistes et démocrates camerounais ?
Le CODE répond par la négative au défaitisme et au donquichottisme qui louvoient sur notre destin.
Le CODE s’oblige à réfléchir sur les devoirs citoyens qui nous appellent aujourd’hui et demain au Cameroun, dans la trace des Um Nyobé, Moumié, Osendé, Ouandié, et de leurs dignes héritiers !
L’action irréfléchie est le fait des obscurantismes de tous bords. Mais une action qui ne sort pas non plus du cercle de la réflexion vers celui de l’histoire est condamnée à demeurer un vœu pieux.
Bien penser pour bien agir, bien agir pour mieux penser.
Tel est l’impératif immémorial des patriotes et démocrates camerounais rassemblés dans le CODE.
Or la question des élections démocratiques nous place dans une expérience-carrefour.
Sur quoi compter et que faire pour que de telles élections, justes et transparentes aient enfin lieu au Cameroun ? A quand l’entrée de ce pays dans le cercle vertueux des nations africaines où l’alternance pacifique et démocratique est effective ?
D’inégales hypothèses tentent le destin de notre souveraineté populaire. Et il est temps de faire le point des forces en présence et de renouveler un imaginaire et une stratégie de la liberté camerounaise, afin de répondre aux impasses du passé mais aussi d’en féconder les succès ; afin de faire émerger des facteurs mobilisant nos populations, un levier puissant de changement politique qualitatif.
Comment le ferons-nous ?
Nous partageons votre envie de donner et de recevoir pour l’avènement de la démocratie au Cameroun.
Retrouvons-nous pour ce partage le 13 décembre 2008, aux côtés des autres invités au cinquième anniversaire du CODE à Paris !
© Source : Correspondance du CODE
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"A ceux qui s'accrochent au pouvoir
par la corruption, la tromperie et en
réduisant la contestation au silence,
sachez que vous êtes du mauvais côté
de l'histoire. Mais que nous tendrons la
main si vous voulez desserrer votre poing"
Barack Obama le 20/01/2009
