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Cameroun : Comment les jeunes de la ville de Buéa financent leurs études
septembre 6, 2008
A moins quarante huit heures de la rentrée des classes au Cameroun, les rues de la ville de Buéa, la capitale provinciale du Sud-Ouest au Cameroun, sont toujours prises d’assaut par des jeunes exerçant divers petits métiers, afin d’aider leurs parents à faire face au coût de leur éducation.
Ils sont de plus en plus nombreux les jeunes à envahir les rues et les carrefours pour proposer aux passants fruits, beignets, pain accompagné de divers ingrédients, mouchoirs, stylos, cahiers scolaires etc.
A la question de savoir pourquoi ils sont devenus subitement nombreux à envahir les rues de la ville de Buéa, tous répondent en chœur qu’ils disposent de deux jours pour écouler le reste de leurs marchandises. Ce d’autant plus que la rentrée des classes est prévue pour le lundi 8 septembre prochain.
Au niveau de Mbongo Square, le reporter de Camer.be a pu rencontrer trois jeunes commerçants issus d’une même famille Mary , Stephen et Cletus tous, des jeunes âgés respectivement de 16, 15 et 17 ans. Ces derniers affirment qu’ils ont décidé de renouveler leur expérience entamée l’année dernière, pour vendre dans un restaurant de la rue plus connu sous le nom de tourne dos, afin d’assister leurs parents dans leur activité quotidienne.
Pour multiplier les chances de gains, Susanna la mère des trois jeunes après avoir effectuée la mise en place dans son restaurant, s’active à son tour au niveau de Bokwango où elle dispose d’un comptoir sur lequel elle expose les uniformes des différents établissements de la ville.
Plus loin, au quartier Molyko, le quartier réputé être celui des étudiants, Félix, vendeur de cigarettes, âgé de 16 ans, habillé d’un T-shirt fatigué par l’usure du temps, chaussée d’une paire de babouche usée, espère gagner plus afin de s’acheter son uniforme. Son commerce ne s’arrête pas dans à la rue. Il passe les portes des mini cités pour proposer soit dit t-il des condoms, ou encore de la cigarette à d’éventuels clients. Félix avoue que ce n’est pas toujours facile et aisé de proposer sa marchandise aux étudiants. Ces derniers selon lui l’insulte mais finissent par acheter ce qu’il leur propose.
Pour cette année, les affaires s’annoncent florissantes. Avec un chiffre d’affaire de 10 000 frs Cfa, Félix a pu engranger un bénéfice de 45 000 frs Cfa. Il affirme avoir remis les bénéfices de sa vente à ses parents afin que ces derniers la complètent.
Myriam, une adolescente musulmane elle aussi est obligée, de faire du commerce pour alléger la tâche de ses parents. Elle passe toute la journée à Buéa Town devant la prison centrale de Buéa, assise derrière un plateau de patte d’arachide. Contrainte, depuis plusieurs années, d’assister sa mère, la jeune fille avait décidé de s’octroyer une pause cette année à la suite du décès de son papa. Agée de 16 ans, elle se doit selon elle à affronter la nouvelle année scolaire sous de nouvelles auspices
Myriam explique que sa mère est veuve et n’a pas d’autres revenus depuis que leur concession familiale constituée de plusieurs studios en location avait été détruite au quartier Ntaba à Yaoundé. Elle compte sur son activité pour s’acheter les fournitures scolaires.
Selon la maman de Myriam que nous avons également rencontré, au lieu de passer le temps à pleurnicher, il faut apprendre aux enfants à se responsabiliser. Le fait de se réveiller chaque matin pour aller vendre sa marchandise est une école de la vie conclut-elle.
Il y a quelques années encore nous confie une source, le phénomène des vacanciers commerçants était l’apanage des enfants originaires de la province de l’Ouest, une ethnie réputée pour le dynamisme de ses membres dans les affaires. Mais le phénomène s’est maintenant généralisé. Une filière des enfants nigérians a vu le jour dans toute la province du Sud -ouest.
© Camer.be : Evelyn Nana à Buéa
Commentaires
1 Comment so far
Le seul blog sans journaliste diplomé,sans politologue ni intellectuel
"A ceux qui s'accrochent au pouvoir
par la corruption, la tromperie et en
réduisant la contestation au silence,
sachez que vous êtes du mauvais côté
de l'histoire. Mais que nous tendrons la
main si vous voulez desserrer votre poing"
Barack Obama le 20/01/2009

NOus pouvons aider le Cameroun ,à aller vers l’avant ,à créer des choses pour ces jeunes ,mais nous avons peur des impôts,des taxes imaginaires .Notre but est de venir en aide à nos freres mais les politiques sans democratie et les dirigeants de certains pays ne nous encouragent pas.